dimanche 31 juillet 2016

Vacances

photo personnelle

Je pars en vacances
pendant quelques jours ! 

(Les articles suivants sont programmés, 
je ne pourrai donc pas  répondre
de suite aux commentaires...)
.
A bientôt !
Et bonnes vacances à vous aussi...

.
La Licorne
.


samedi 30 juillet 2016

Mensonge

 
 


Une vidéo que beaucoup ont déjà vue...
mais qui mérite d'être re-vue !
.


jeudi 28 juillet 2016

L'aliénation moderne




Moi je trouve qu’il n’y a rien de plus horrible
que de naître pour travailler jusqu’à la fin de ses jours.
.

Est-on libéré ?
De la maternelle à l'université on est enfermé,
ensuite il y a les casernes,
puis tout le monde travaille dans des boîtes,
des grandes boîtes, des petites boîtes,
et pour s'amuser on va en boîte, on y va dans sa caisse,
et tout ça en attendant la dernière boîte que je vous laisse deviner....
Quel plan de vie ! Je me dis : mais c'est une énorme imposture !




C’est sous l’inspiration d’une rationalité sans âme
que s’est construit le monde actuel.
Il est comme dépoétisé,
propice à l’ennui et au désabusement.
.
En examinant objectivement la condition imposée aux humains
sous le prétexte d'un progrès proclamé haut et fort comme libérateur,
 je ne pouvais malgré moi m'empêcher de ressentir
le caractère carcéral du système —
une variante de culture hors sol appliquée à l'humain.
.
...elle a réduit, sous prétexte de l'améliorer,
la condition de tous à une forme moderne d'esclavage...
(...)
.
Pierre Rabhi
"Vers la sobriété heureuse"
.


On ne comprend rien à la civilisation moderne 
si on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle 
contre toute espèce de vie intérieure. 
.
Georges Bernanos
.





mardi 26 juillet 2016

Changer de croyances pour changer le monde




Business développeur à New York,
Marc de la Ménardière vit un rêve américain.
Mais lorsqu’après une chute, il se retrouve immobilisé deux mois et demi,
sa perception du monde et ses objectifs de vie se mettent à changer profondément.

Il se met à regarder des documentaires sur le brevetage du vivant,
le traitement des animaux destinés à la consommation, le commerce de l’eau…
Et prend conscience qu’il ne peut plus exercer son métier
consistant à positionner l’eau comme produit de luxe.

Il décide de tout quitter et de réaliser à son tour un documentaire
axé sur les solutions et les acteurs du changement de ce monde en crise.
Il se rend d’abord en Inde.

D’après ses différents interlocuteurs,
notre esprit cartésien séparant d’une part le corps et l’esprit,
et d’autre part l’Homme de la Nature,
serait à l’origine de nos problèmes de société.
« Le fait d’avoir voulu tout séparer, tout diviser 
nous a fait oublier l’unité du vivant, 
la partie sacrée, la partie invisible », 
explique-t-il.
Il part ensuite en Amérique Latine
où il échange avec des représentants
des communautés toltèques, aztèques et mayas.

Pour eux, le monde est une grande pensée à laquelle nous participons tous. 
Ainsi, il se rend compte qu’il est important et nécessaire d’observer nos pensées
car elles créent notre réalité et le monde dans lequel nous vivons.
« En apaisant notre mental, nous accédons à une autre dimension humaine
qui va nous faire évoluer, nous reconnecter avec la Nature, avec les individus », réalise-t-il.

« Tout est interdépendant, tout est interconnecté »,
lui apprennent par la suite astrophysiciens, chercheurs et neuroscientifiques.
En étudiant l’Histoire, Marc de la Ménardière s’aperçoit que
« lorsque notre observation du réel change,
notre représentation de nous-même change aussi et une nouvelle civilisation naît ».

Selon lui, le changement passera par nous tous
« C’est la somme des éveils individuels qui amènera cet éveil collectif.
Et de cet éveil, ce sera vraiment ceux qui passeront à l’action
qui inventeront le monde de demain », conclut celui qui,
en livrant son expérience et ses réflexions,
fait maintenant lui aussi partie des acteurs du changement.
.
INREES
.


dimanche 24 juillet 2016

Savoir aimer


...Le premier tir d`artillerie ne crépite pas aux frontières d`un pays,
mais dans une conscience d`homme.
Et chaque paix, sur terre,
commence par se poser dans une main ouverte.




Ce qui est bouleversant, c'est que quand tout est détruit,
il n y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.
Je vous le jure. Quand il n'y a plus rien, il n'y a que l'Amour.
Il n'y a plus que l'Amour.

Tous les barrages craquent.
C'est la noyade, l'immersion.
L'amour n'est pas un sentiment.
C'est la substance même de la création...

Je croyais jusqu'alors que l'amour était reliance,
qu'il nous reliait les uns aux autres.
Mais cela va beaucoup plus loin !
Nous n'avons pas même à être reliés :
nous sommes à l'intérieur les uns des autres.
C'est cela le plus grand vertige...
de l'autre côté du pire t'attend l'Amour.
Il n'y a en vérité rien à craindre.
Oui, c'est la bonne nouvelle que je vous apporte.
.
Christiane Singer
"Derniers fragments d'un long voyage"
.




vendredi 22 juillet 2016

Nice, the world ?




Nice, the world ?
Pas vraiment.

Le monde est immonde.
C'est un fait. Il suffit d'ouvrir le journal.

Alors, quoi ?
Se dire que, malgré tout, il faut bien vivre...
et que ça sera toujours ainsi ?
Que le mal vaincra toujours le bien ?
Non. 
Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, 
il n'y a pas d'opposition entre l'Immonde et le Bon.
Il y a corrélation. Une corrélation directe.

L'immonde, au fond, est "à la mesure" de l'Amour.
A la mesure de l'Amour ...
blessé.

Il est le signe qu'il existe, là, dessous, 
une quantité d'amour et de vie phénoménale...
équivalente à l'ampleur de l'horreur manifestée.

Dans VIOLENCE, il y a VI(E).
La vi(e)-o-lence, 
c'est d'abord de la Vie, de la Vie qui s'exprime mal, 
de la Vie qui s'exprime par le mal.
De la VIE qui LANCE un appel désespéré.

Dans TERREUR, il y a ERREUR.
Et il y a TERRE ...ou TAIRE .

L'Erreur fatale, c'est le TAIRE.
C'est le Silence, le Non-Dit, 
qui recouvre ce qui "brûle" et "déchire" à l'intérieur, 
le TAIRE qui détruit parce qu'il n'y a ... 
ou qu'il n'y a eu personne
pour accueillir la douleur, la déception profonde, 
la peur, la blessure ou le traumatisme.

L'Erreur , c'est de ne plus être capable d'entrevoir
 l'Amour et l'Innocence enfouis sous des tonnes de gravats, 
sous des tonnes de terre et de taire.
C'est d'avoir un "poids lourd" sur le coeur.

De ne plus être capable de sentir la chaleur du lien avec les autres,
C'est d'avoir un blindage, une carapace...une armure.
C'est de trimballer avec soi un énorme "espace frigorifique" 
qui coupe du monde et de soi-même.

L'Erreur, c'est d'avoir tellement "écrasé" de choses à l'intérieur de soi
qu'il devient possible "d'écraser" à l'extérieur, 
dans un mouvement radical de rage et de désespoir.

Et pourtant...
Pourtant, ce qui est sûr, c'est que, pour devenir violent,
il faut avoir, au départ, un très fort "potentiel de vie"...
Celui qui est capable d'exprimer une énorme violence est capable AUSSI, 
au départ, d'un immense amour...
Parce que c'est le même "contenant", la même "capacité d'énergie", 
le même "potentiel".
Le tragique est que ce potentiel, 
parce qu'il a rencontré certaines circonstances,
a "mal tourné". 
Il s'est orienté du mauvais côté.
Il a basculé, pour reprendre une expression célèbre,
du "côté obscur de la Force"... ;-)


Aucun bébé ne naît terroriste. 
Tous les bébés naissent 
avec une grande "ouverture à la Vie"
et une confiance aveugle.

Et il faut qu'ils rencontrent beaucoup d'indifférence,
d'incompréhension ou de cynisme...
qu'ils "baignent"  dans beaucoup de fausseté et de mensonge,
pour que cette ouverture se referme et que cette confiance 
devienne violence, aveugle, elle aussi.

La solution à tout ce malheur n'est ni la surveillance, ni l'arrestation
de tous ceux qu'on suspecte capables d'actes malveillants :
Ce sont des mesures nécessaires, 
mais qui ne fonctionnent qu'à court terme.
Et puis, on ne pourra jamais surveiller chaque lieu, chaque personne...
c'est là une tâche impossible, une affaire perdue d'avance...
Au final, on risque fort d'en arriver à supprimer toute liberté individuelle.

La solution, c'est une prise de conscience collective de l'ambiance de "terreur", 
de peur et de non-sens, dans laquelle nous vivons, 
dans laquelle on nous incite à vivre
(en nous abreuvant de mauvaises nouvelles, par exemple)
et qui crée, automatiquement,
des individus qui vont l'exprimer plus fort que les autres. 

Celui qui vit dans la peur crée la peur. 
Celui qui a perdu la confiance et la chaleur du coeur 
ne se soucie plus de son prochain.
Celui qui n'a pas reçu d'empathie
n'est pas capable d'en éprouver.

Toute trace de bonheur est insupportable
pour celui qui est trop malheureux :
il a envie de tuer ce qu'il n'aura jamais...
et puisque rien n'a de sens ni de valeur, 
qu'est-ce qui pourrait bien arrêter son geste ?

Il n'a jamais su ce qu'il voulait vraiment,
ni ce qu'il avait de précieux en lui. 
Il n'a jamais pu contacter la force de Vie et d'Amour
qui aurait pu diriger son existence et lui donner un axe.
On lui a toujours dit ce qu'il devait faire, 
On a toujours décidé à sa place.
Il ne sait pas quelle est SA vérité.

Alors pourquoi ne suivrait-il pas l'idéologie de la Mort ?
A ses yeux, elle en vaut une autre
et elle lui donne une occasion de soulager,
dans un feu d'artifice final, 
les tensions insupportables qui s'agitent en lui...
Puisque la vie ici est si décevante, 
la mort ne peut être que plus douce...
Voilà le genre de raisonnement qui conduit à l'absurde.

Alors que faire ?

Dans un premier temps, rien.
Parce que, si l'on veut "faire", sans réfléchir, 
on va aller vers les méthodes anciennes, 
celles qui ne marchent pas et n'ont jamais marché.

La violence n'arrête pas la violence, elle l'entretient.
La surveillance conduit à la perte (définitive ?) des libertés.
Si l'on fait comme on l'a toujours fait, on va vers l' "en-faire" !




Alors, s'arrêter. S'asseoir. 
Un peu.
Pas trop longtemps, certes, car il y a urgence.
Mais juste le temps de voir...
De contempler l'étendue du désastre.

Au-dehors.
En-dedans.

Le temps de contempler, aussi,
 l'étendue de ce qui "émerge"
de bon et de beau.
L'étendue des "petites étoiles"...
L'étendue des "astres" dans le ciel des bonnes volontés 
et de l'imagination créatrice.

Et puis, quand on aura pris la "mesure" de l'ombre et de la lumière, 
prendre la responsabilité, chacun, chacune, de rallumer,
de protéger et de prendre soin de sa "petite bougie" personnelle,
celle qui brille au coeur de chacun, 
celle qui vacille doucement, 
fragile et minuscule, 
mais qui est dotée d'un grand pouvoir :
le pouvoir de contagion.

Chaque flamme peut en allumer un nombre infini...d'autres  !
Il n'y a pas de limite au feu de l'amour...
Il suffit de commencer...
Et ça commence aujourd'hui...


Alors, maintenant, main-tenant...
c'est le bon moment !

Parce que trop, c'est trop...
et que nous en avons ASSEZ
de la façon dont va le monde...

Parce que nous sommes de plus en plus conscients, 
parce que nous sommes de plus en plus nombreux
à comprendre ce qui se joue...

Parce que nous avons enfin compris
que nous sommes tous "citoyens" d'une seule planète
et qu'il n'y a de frontières que dans nos têtes...

Parce qu'il devient évident, de jour en jour,
que la paix ne viendra pas de nos dirigeants
et qu'elle ne tombera pas magiquement d'en-haut...

Parce que nous sommes tous, 
membres d'une même humanité, 
confrontés au même défi...

Parce que nous avons des enfants
et que nous voulons les voir grandir 
dans un monde vivable, dans un monde libre...

Parce que rien n'est sûr, 
mais que tout est possible, 
y compris le meilleur...

Osons...
Créons...
Un autre monde.

Et si, maintenant, aujourd'hui
nous rallumions nos lumières intérieures,
et nous mettions nos dons en commun
pour un changement profond ?

Et si c'était la Bonne Heure...?
Si au-delà de la terreur, 
il y avait la Terre-Heure  ? :-)
.
La Licorne
.



Traduction (personnelle)
.




L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité,
seule la lumière peut le faire ;
la haine ne peut pas chasser la haine,
seul l'amour a ce pouvoir ...
.
Martin Luther King
.




Une bonne nouvelle:
certains ont déjà commencé ... !
.




mercredi 20 juillet 2016

S'émerveiller...pour résister




Dire que "le monde est beau"
paraîtra à certains d'une grande platitude ,
mais cette affirmation prend toute sa force
quand on sait dans quelles circonstances elle fut écrite
par Etty Hillesum :
en pleine persécution des juifs
pendant la seconde guerre mondiale...
.



une arme pour résister à la cruauté du monde ?"
.
« Ce matin il y avait un arc en ciel au-dessus du camp,
et le soleil brillait dans les flaques de boue.
Quand je suis entrée dans la baraque hospitalière,
quelques femmes m’ont lancé :
« Vous avez de bonnes nouvelles ?
Vous avez l’air radieuse ! »

J’ai inventé une petite histoire
où il était question d’une paix toute proche,
je ne pouvais tout de même pas leur servir mon arc-en-ciel,
bien qu’il fut l’unique cause de ma joie. »
.
Etty Hillesum
"Une vie bouleversée"
.

mardi 19 juillet 2016

Se connaître soi-même, se changer soi-même...



"Connais-toi toi-même 
et tu connaîtras l'univers et ses dieux..."
.
(Maxime inscrite
sur le temple de Delphes)
.


Soyez le changement
que vous voulez voir dans le monde.
.
Gandhi
.

Beaucoup le soupçonnent déjà :
cette révolution dont il est question ici
se joue en chacun de nous.

Il ne s'agit pas d'un phénomène de masse
qui bon gré mal gré (et le plus souvent mal gré)
transforme la vie de chacun,
mais d'une transformation de la conscience
qui, à partir de chacun de nous,
rayonnera sur le monde qui nous entoure.
.
Je ne résiste pas en ce lieu au plaisir
de raconter une merveilleuse histoire
de la tradition soufie :

Un vieil homme sage est interrogé
sur la trajectoire de son existence jusqu'à ce jour.

Et voilà comment il en résume les trois étapes :

"A vingt ans, je n'avais qu'une prière :
mon Dieu, aide-moi à changer ce monde
si insoutenable, si impitoyable.
Et vingt ans durant, je me suis battu
comme un fauve pour constater en fin de compte
que rien n'était changé.

A quarante ans, je n'avais qu'une seule prière :
mon Dieu, aide-moi à changer ma femme,
mes parents et mes enfants !
Pendant vingt ans, j'ai lutté comme un fauve
pour constater en fin de compte
que rien n'avait changé.

Maintenant, je suis un vieil homme
et je n'ai qu'une prière :
mon Dieu, aide-moi à me changer-
et voilà que le monde change autour de moi !"
.
Christiane Singer
"Du bon usage des crises"




lundi 18 juillet 2016

Pourquoi ? Pourquoi ?






Chant de Mike Ofer 
dédié aux victimes des guerres
et des attentats dans le monde
ainsi qu'à leurs familles,
quels que soient leurs pays,
leurs origines et leurs religions

.


dimanche 17 juillet 2016

De l'enfance à l'âge adulte : L'esprit endommagé




Puis-je me permettre de faire état des contacts fréquents
que j'ai eu avec de nombreux jeunes, des milliers en fait ?
Entre cinq et douze ans, 
ils paraissent intelligents, curieux, éveillés, 
pleins d'énergie, de vitalité et de beauté.

Passé cet âge, leurs parents, la société,
les journaux, leurs propres camarades, leur famille
sont à l'origine d'une espèce de noyade
dont ils ressortent tellement laids, tellement retors.
Vous savez bien que l'ensemble de l'espèce humaine
est devenue ainsi.
(...)

Pourrions-nous creuser un peu la question ?
Qu'est-ce qui au juste endommage l'esprit,
sur un plan fondamental et non superficiel ?
Si je puis me permettre la question :
"Serait-ce essentiellement le savoir ?

- Un faux savoir..."
.
Krishnamurti
.



L'enfant, explorateur du visible et de l'invisible,
né pour réinventer le monde de ses doigts,
et de ses rêves, devient aujourd'hui
l'otage d'une industrie cynique.

Substituer à ses facultés différenciées et vivantes,
alors en plein essor, tout un attirail de prothèses
-de la télévision aux multiples gadgets de l'électronique-
est un crime que le code pénal n'a pas su prévoir;

Le décret ordonnant l'amputation d'un membre intact
susciterait des remous, la dévastation quotidienne,
institutionnalisée par les moeurs,
du potentiel spirituel et intellectuel de l'enfant
laisse indifférent. 

Ceux mêmes qu'indignent
les pieds atrophiés des femmes de l'ancienne Chine
vissent de leurs propres mains,
dans l'étau meurtrier d'une technologie réductrice,
le crâne de leurs enfants...
.
Christiane Singer
.



samedi 16 juillet 2016

Quelques pauvres mots debout devant l'innommable



D’où vient la violence, je veux dire, où prend-elle naissance,
dans quel cœur dévasté, dans quel champ de ruines affectif ?
Où grandit elle jusqu’à maturité, jusqu’à ce moment
où elle se manifeste au monde pour laisser son ineffaçable marque,
dans quel désert, dans quelle zone morte ?

Comment un être humain, jadis un bébé
ouvrant ses yeux plissés et présentant sa face ridée au monde,
un petit garçon avide de jeux et de camaraderie,
un adolescent assoiffé d’exister, comment une personne,
à ce seul titre digne de respect, comment cette personne peut-elle,
un jour, une heure, un soir, une nuit, comment cette personne peut- elle en venir
à se muer en camion fou, en bombe ambulante, en détonation léthale,
comment une personne, cette personne, peut-elle se trouver à ce point coupée,
à ce point anesthésiée, à ce point ivre d’un vin infernal
qu’elle en arrive à se précipiter vers une mort sanglante
avec l’intention de décimer sur son passage femmes, bébés, enfants,
jeunes gens, inconnus qui chacun ont des parents,
proches, amoureux, progénitures,
qui aujourd’hui vont eux aussi être fauchés
par la nouvelle de leur élimination absurde … 

D’où vient la violence, où est elle, ma violence,
celle que je porte dans mes soubassements,
celle qui peut par un instinct primaire
monter dans mes affects et mes pensées
quand j’apprends semblable nouvelle au saut du lit ? 

Et mon amour, où est-il lui, mon amour,
celui qui m’est inhérent parce que je suis vivant,
que je suis venu à la vie ?
Où est-il cet amour qui reste et demeurera la réponse essentielle,
qui n’exclut aucune des autres (mesures, actions, précautions, réflexions …) 

Il n’est pas dans mes émotions lâchées comme des bêtes,
pas dans cette avidité d’images impudiques, de remplissage médiatique,
il n’est pas dans cette enfilade de vaines pensées
qui s’entrechoquent en pure perte.

Il est dans la retenue, l’ouverture au Plus Grand,
quelle qu’en soit ma petite conception, il est dans la dignité,
il est dans l’obstination à la démocratie, si imparfaite et frustrante,
et pourtant seul rempart collectif contre la barbarie,
il est dans le soin toujours renouvelé
que je vais mettre ce matin à sourire à mes voisins,
à ne pas m’impatienter comme un âne parce que je dois faire
une demi-heure la queue à la poste, il est dans cet apéritif inattendu
que m’offre l’antiquaire de la place de Saint Savin
chez qui je suis entré jeter un œil,
alors que je le rencontre pour la première fois,
 il est dans la foi sur laquelle je veillerai jalousement
au plus précieux de ma personne,
il est dans l’écoute que je donnerai tout à l’heure
aux uns et aux autres venus me consulter,
il est dans mon écriture, si dérisoire et si fière,
il est dans la poésie qui ne désarmera jamais,
il est dans le lien, les liens, tout ce qui relie
à rebours de cette affreuse séparation,
de cette épouvantable solitude
et de toutes les caricatures de fraternité
qu’elle engendre quand celui qui s’est perdu
en vient à se chercher dans une internationale de la mort .. 

Je ne veux pas qu’on recouvre d’un drap bleu
la tête de l’amour qui serait mort en moi ;
je ne veux pas que la foi qui m'habite et m’anime s’éparpille
en autant de cadavres qui jonchent un bord de mer ;
je ne veux pas que l’humanité reçue en partage
et qui ne subsiste que par le partage
finisse par être assourdie par le bruit des ambulances
convoquées par une violence dont on se demande
d'où elle vient et où elle va.

Gilles Farcet
.



Face à cette violence qui répand
la Peur,
continuons chaque jour,
inlassablement, obstinément,
à planter et arroser d'Amour
de petites graines d'Avenir et de Paix...
car aucun bébé
ne naît...terroriste.

La Licorne





Le pianiste et le piano



...l'être humain est constitué d'un Être intérieur 
(auquel on a donné différents noms
dans différentes cultures et traditions : 
Âme, Centre, Ange solaire, Christ intérieur, Source,
Moi supérieur, Conscience supérieure,
Guide intérieur, Ego (avec une majuscule) 
et qu'il possède un véhicule de manifestation 
(appelé souvent "personnalité" ou "ego") 
formé d'un corps mental, d'un corps émotionnel et d'un corps physique 
permettant à l'Etre intérieur de se manifester dans le monde de la matière.

Cet Être intérieur, nous l'appellerons ici le Soi
mais évidemment le nom en lui-même n'a aucune importance. 
Il suffit d'en choisir un simplement pour se comprendre.

Cet Être intérieur, formé de matière (ou conscience) 
vibrant à un taux vibratoire très élevé,
 a besoin d'un véhicule de manifestation 
pour pouvoir exprimer sa volonté dans le monde physique. 
Nous pouvons considérer, du point de vue de la conscience humaine ordinaire, 
que cet Être intérieur est parfait en soi, toute lumière, tout amour, 
toute intelligence, toute conscience, toute puissance, etc. 
C'est ce que l'on exprime souvent en disant 
que c'est ce que nous sommes en essence.

Pourtant, malgré la perfection de ce que nous sommes vraiment, 
nous n'avons pas l'air de manifester beaucoup de perfection 
dans notre vie de tous les jours. Pourquoi ? 
Ce n'est pas parce que notre essence n'est pas parfaite, 
mais simplement parce que le véhicule de manifestation 
n'est pas encore tout à fait au point. 
Une image illustrera facilement ce point.

Comparons notre Soi à un merveilleux pianiste
extrêmement talentueux et génial. 
Pourtant, aussi génial qu'il puisse être, 
s'il ne dispose que d'un vieux piano mécanique désaccordé 
dont la construction n'est pas terminée,
auquel il manque des cordes et des touches, 
dont le clavier est plein de colle, et qui de temps en temps 
se met à faire sa propre musique pré-programmée 
indépendamment de ce que veut jouer le pianiste, 
ce dernier ne pourra pas faire de la très belle musique
dans ce monde physique.

Pour qu'il puisse faire de la belle musique, 
il n'y a rien à changer dans l'essence de ce qu'il est ; 
il n'y a qu'à mettre le piano au point.
C'est le genre de travail que nous devrons faire
au niveau de notre personnalité
Finir de la construire, la raccorder, la déprogrammer, l'harmoniser, 
s'en dégager afin que notre Soi puisse exprimer son chant de beauté, 
de paix, d'amour et de liberté dans le monde physique.
.

Annie Marquier
"Le pouvoir de choisir"
.


vendredi 15 juillet 2016

Nos parts perdues




Regarder cet enfant douloureux que nous avons été, 
cet enfant trahi...ou ceci, cela...
nous avons tous des histoires très différentes.
Revenir sur les "lieux du crime" 
et prendre ces parts de notre être sur nous.

Dans les grands drames de l'existence, 
notre personnalité est éclatée
c'est-à-dire qu'il reste une part de notre être 
qui est restée là-bas, comme ça.

Et je rassemble les morceaux. 
C'est ça, vieillir dans l'entièreté.
Rassembler les morceaux épars de son être.
 Ce déchirement de l'être, le rassembler, l'intégrer. 
Et puis, Un, s'incliner, réuni.
(...)
C'est cette Unité retrouvée que je peux offrir à l'univers.
Tant ce que je suis dans le déchirement, 
je répands le déchirement.
Donc cette nécessité de ce travail intérieur 
sur nos souffrances, sur nos peurs, 
on n'y échappera pas.
Et on peut le faire aussi bien dans la relation amicale...

Trouver des témoins
Tant qu'on n'a pas de témoin, 
c'est comme si c'était un poison dans notre sang.
Ce n'est qu'avec le témoin que je peux faire sortir ...
et surtout pour des personnes qui croient 
qu'elles ne pourront jamais dire certaines choses, 
parce que ce serait trop terrible.
(...)
Quand on sort de la peur du jugement de l'autre, 
c'est là que commence la vraie Vie.
.
Christiane Singer
"Choisis la vie et tu vivras".
(à 1h03 de la vidéo ci-dessous)
.



Il a beaucoup fait pour le monde, celui qui le quitte
sans y laisser de trace de son ressentiment, de sa rancoeur,
de ses blessures, de sa souffrance...
.
Christiane Singer
.




jeudi 14 juillet 2016

Les blessures de l'enfance




Nos émotions sont toujours reliées au malheur du passé,
à un événement ou une personne de notre histoire.
Elles sont les émanations des peines qui vivent en nous,
la manifestation des douleurs profondes et souvent anciennes
qui fermentent dans notre donjon intérieur.

Celles auxquelles nous avons accès ne constituent
que la partie émergente d'un iceberg
profondément enfoui dans notre psyché,
affectant en sous-main notre humeur,
nos relations, notre capacité d'aimer,
notre façon de fonctionner et nos choix de vie.
.
Darpan
.



mercredi 13 juillet 2016

Le berceau de la joie

 .
La joie est l'air du monde nouveau.
.
De surprise en surprise, de crise en crise,
le vécu quotidien devient le "berceau de la joie".

Une transformation s'accomplit avec et malgré nous,
dans le secret de la présence silencieuse
et "contagieuse" de l'Ange,
ce plus haut niveau de soi, notre pôle de lumière.
.
.


mardi 12 juillet 2016

Le jour où je me suis aimé(e)...




… j’ai compris qu’en toutes circonstances, 
j’étais à la bonne place, au bon moment. 
Et alors, j’ai pu me relaxer. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….. 
Estime de soi


… j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal quand je vais contre mes convictions. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..
Authenticité


… j’ai cessé de vouloir une vie différente 
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive 
contribue à ma croissance personnelle. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. 
Maturité


… j’ai commencé à percevoir l’abus 
dans le fait de forcer une situation ou une personne 
dans le seul but d’obtenir ce que je veux, 
sachant très bien que ni la personne ni moi-même 
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….. 
Respect


… j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire :
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. 
Amour propre


… j’ai cessé d’avoir peur du temps libre 
et j’ai arrêté de faire de grands plans, 
j’ai abandonné les Mégaprojets du futur. 
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, 
ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme. 
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Simplicité


… j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois 
où je me suis trompé. 
Aujourd’hui j’ai découvert …. 
l’Humilité


… j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. 
Aujourd’hui, je vis au présent, 
là où toute la vie se passe. 
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois. 
Et ça s’appelle….
Plénitude


… j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon coeur, 
elle devient un allié très précieux.

Et tout ceci, est…
Savoir vivre.
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Texte de Kim Mc Millen

(souvent attribué à Charlie Chaplin, 
car il l'a récité lors de son 70ème anniversaire)
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jeudi 7 juillet 2016

L'ego est-il un ennemi ?


- Demande !

Gitta:
 -Y a t-il un moyen sûr pour éviter de retomber
dans mon « petit moi », dans ma personne ? 

-Tu ne peux pas retomber dans la personne,
car tu es dedans. Vous êtes tous dedans.
IL NE FAUT PAS LA QUITTER, MAIS L’ELEVER.
VOTRE PLUS GRAND TRESOR EST CETTE PERSONNE.
Le bois se transforme en lumière,
mais ne se perd pas.

Quel miracle que la personne !
Depuis des temps infinis, elle se forme.
Et toi, enfant stupide, tu la détestes !
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mardi 5 juillet 2016

Nos parts blessées


  
"Seul celui qui a reçu une blessure similaire peut panser doucement les plaies d'un autre."
Thomas Jefferson
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Notre voyage commence en explorant la conscience de notre enfant intérieur.
C’est la base de la guérison, de rentrer chez soi.

Notre innocence enfantine
 – notre confiance et notre spontanéité –
 avec laquelle nous sommes tous nés,
a été occultée à cause des traumas que nous entretenons.

 Maintenant, ce que nous trouvons
quand nous entrons dans notre vulnérabilité,
c’est un noyau de peur – un monde de peurs profondes,
 de panique et même de terreur.

Nous avons appris depuis tout petit
 à trouver des moyens pour compenser
ces peurs profondes bien installées,  afin de survivre,
 mais cela ne veut pas dire que ces peurs ont disparu.
 Au contraire, elles se sont installées plus profondément
 dans notre inconscient.

Notre enfant intérieur blessé a un mental qui a son propre fonctionnement
 et qui est complètement indépendant de celui de l’adulte qui compense.
Il ou elle vit dans son propre monde, un monde basé
sur les expériences et les souvenirs de ce passé lointain.
Il ou elle est encore intensément vivant
et influence très fortement le présent.
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dimanche 3 juillet 2016

Lorsque l'enfant était enfant

 
 
 
« Lorsque l’enfant était enfant,
Il marchait les bras ballants,
Il voulait que le ruisseau soit rivière
Et la rivière, fleuve,
Que cette flaque soit la mer.
 
Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant,
Tout pour lui avait une âme
Et toutes les âmes étaient une.
 
Lorsque l’enfant était enfant,
Il n’avait d’opinion sur rien,
Il n’avait pas d’habitude
Il s’asseyait souvent en tailleur,
Démarrait en courant,
Avait une mèche rebelle,
Et ne faisait pas de mines
quand on le photographiait.
 
 
 
 
Lorsque l’enfant était enfant,
 ce fut le temps des questions suivantes :
Pourquoi suis-je moi et pourquoi pas toi ?
Pourquoi suis-je ici et pourquoi … pas là ?

 Quand commence le temps et où finit l’espace ?
La vie sous le soleil n’est pas qu’un rêve ?
Ce que je vois, entend et sens, n’est-ce pas…
simplement l’apparence d’un monde devant le monde ?

 Le mal existe t-il vraiment
 avec des gens qui sont vraiment les mauvais ?
Comment se fait-il que moi qui suis moi,
 avant de le devenir je ne l’étais pas, et qu’un jour moi…
 qui suis moi, je ne serais plus ce moi que je suis ?
 
Lorsque l’enfant était enfant,
Les pommes et le pain suffisaient à le nourrir,
Et il en est toujours ainsi.

 Lorsque l’enfant était enfant,
Les baies tombaient dans sa main comme seule tombent des baies,
Les noix fraîches lui irritaient la langue,
Et c’est toujours ainsi.
 
Sur chaque montagne, il avait le désir d’une montagne encore plus haute,
Et dans chaque ville, le désir d’une ville plus grande encore,
Et il en est toujours ainsi.

 Dans l’arbre, il tendait les bras vers les cerises , exalté
Comme aujourd’hui encore,
Etait intimidé par les inconnus et il l’est toujours,
Il attendait la première neige et il l’attend toujours.
 
Lorsque l’enfant était enfant
il a lancé un bâton contre un arbre, comme une lance,
Et elle y vibre toujours.  »
 
 
Introduction du film
de Wim Wenders
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