jeudi 23 mars 2017

Un seul



L'infiniment petit peut avoir des effets incroyables
sur l'entière réalité....
Il en est de même dans d'autres descriptions
du réel biologique -l'acupuncture par exemple.
Quand vous imaginez que la pointe d'une aiguille
placée au juste endroit peut guérir
un organe ou le corps tout entier,
quel paradigme pour l'imaginaire !
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Plus besoin d'un mouvement de masse,
ni de toute une majorité !
Un seul destin peut créer un champ de conscience
auquel participent des époques entières.
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Christiane Singer
"Du bon usage des crises"
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dimanche 19 mars 2017

Un rêve...



J'ai un rêve...

Quelques semaines avant les élections françaises,
je fais le rêve d'un autre président,
d'un président différent...

D'un président dont la langue ne serait plus de bois mais de chair,
D'un président qui ne ferait plus écrire ses discours par d'autres,
 mais qui dirait ce qu'il pense vraiment...
D'un président qui évoquerait les vrais problèmes...
D'un président qui renoncerait à flatter les intérêts des uns et les autres
et qui nous parlerait simplement, comme un père de famille parle à ses enfants
pour leur dire ce qui les attend...

D'un président qui remettrait du coeur et de l'humanité dans une politique
qui ne jure que par la croissance et le profit...
D'un président  qui vivrait comme vous et moi, 
sans paravent, sans immunité , sans dorures et sans privilège.
D'un président indépendant et courageux
qui se soucierait de l'avenir des gens et du pays
plus que de l'avenir des multinationales
ou de l'avenir de ceux
qui l'ont aidé à se hisser au pouvoir...
et qui, même, parfois, oserait se soucier de l'avenir du monde 
plus que de l'avenir de son pays...

D'un président (ou d'une présidente ;-),
qui aurait de l'expérience
et qui aurait acquis, au cours de sa vie, 
ce trésor qui ne s'achète pas :
le trésor de la sagesse.
Oui, d'un(e) président(e) "sage"
qui gouvernerait avec bon sens et sagesse...

Je vous entends déjà : "Tu rêves.."
Eh bien, oui, je rêve...
je l'ai dit depuis le début...
Je rêve...
Mais peut-être pas tant que ça, finalement !

Ecoutez donc celui-là...
C'était le président
d'un tout petit pays d'Amérique du Sud :
 l'Uruguay.
Il a gouverné de 2009 à 2015.
Il s'appelle José Mujica. 
Il existe vraiment.
Si vous ne le connaissez pas,
écoutez ce discours...
vous  pourriez être étonnés ! :-)

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La Licorne
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Discours atypique et courageux
(prononcé à la conférence de Rio en 2012)

P-S : Qu'on se comprenne bien...j'aime son discours...
j'aime ce qu'il dit de la vie...
et j'aime sa façon de vivre et de gouverner...
mais je ne défends pas
l'orientation politique de José Mujica...
pas plus que je n'en défends une autre, d'ailleurs... :-)

Je constate juste avec bonheur...
qu'une autre façon de faire est...possible !




lundi 27 février 2017

Un voyage à l'essentiel


Film documentaire d'Alex Ferrini

Un film riche, lumineux, profond, inspirant...
Un film qui pose les bonnes questions...
et qui, en plus, donne des réponses.

Tourné par trois jeunes parisiens en quête de sens,
qui ont quitté pendant plus d'un an leur vie "ordinaire"
et ont rejoint l'Amérique du Sud,
il est un hymne à la vie
et il donne de l'espoir, beaucoup d'espoir...
car il montre que ce sont les gens simples, 
les gens comme vous et moi,
qui, face au marasme actuel, 
peuvent faire quelque chose.

Ceux qui changent intérieurement
finiront par changer le monde...

Ce film est dans la lignée de "Demain"...
Je l'ai adoré...vraiment.
Allez le voir !
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La Licorne
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dimanche 26 février 2017

L'éveil et la "grande paix du coeur"




Une vague d’éveil des consciences 
déferle sur l’humanité depuis quelques années, 
prenant diverses formes.
De nombreux témoignages se succèdent, 
à travers des livres ou sur internet. 
De plus en plus d’êtres sont pris dans ce courant 
et partagent, transmettent ou enseignent.
Nous sommes aux balbutiements d’une ère nouvelle, nous avançons en aveugles,
 poussés par une force dont au fond nous ignorons tout, 
et nous nous guidons, nous accompagnons et nous éclairons les uns les autres, 
miroitants visages d’une même Conscience qui se rencontre elle-même.

Qu’est-ce que l’éveil ? 
Est-ce un état, une révélation, une expérience, une compréhension, 
un processus, un aboutissement, un commencement ?...
Différentes approches et écoles existent à ce sujet depuis la nuit des temps, 
et certaines sont en désaccord, ce qui génère une certaine confusion. 
Chaque témoignage d’éveil est unique, et chaque aperçu ou moment d’éveil, 
chez un même être, l’est également.

Au regard de ma propre expérience, l’éveil n’est pas quelque chose que l’on atteint, 
mais que l’on reconnaît. 
C’est l’instant où notre nature véritable se révèle, 
où nous réalisons que nous ne sommes pas le corps matériel et l’individu limité 
que nous avons cru être 
et que l’essence de ce que nous sommes est purement spirituelle.

L’éveil est également la qualité première et fondamentale de l’esprit
c’est-à-dire une conscience d’une clarté absolue, 
totalement présente à elle-même et à la réalité telle qu’elle est, 
sans filtre, sans conditionnement et sans séparation.
Nous sommes cette pure conscience, cette êtreté, 
et cette pure conscience est atemporelle, impersonnelle, globale, universelle. 
Elle n’a ni début ni fin et ne peut ni disparaître, ni être détruite. 
La matière en est le reflet à travers des formes aussi variées qu’infinies. 
Ces formes sont changeantes, limitées et impermanentes, 
mais ce qui les produit, ce qui en est la source, 
est éternel, inaltérable, illimité.

L’éveil est le moment où cesse l’identification à la forme limitée et mortelle, 
et où l’on réalise que l’on est fondamentalement immortel et infiniment libre. 
Libre de toute définition, de tout concept, 
de toute représentation, de toute histoire personnelle. 
Libre, et Un avec tout ce qui est. Une seule et même Conscience, 
un seul et même Esprit qui se manifeste 
dans une apparente multiplicité de formes et de perceptions.

Ce moment semble se produire en un point précis dans le temps, 
dans l’histoire d’un individu, mais il se situe totalement hors du temps.
 L’individu avec sa perception temporelle disparaît, le cerveau cesse d’interpréter, 
il ne reste que la prise de conscience de Ce qui Est de toute éternité 
et qui n’est pas assujetti au temps.

Cependant, cet événement va déclencher par la suite 
tout un processus dans le psychisme de celui qui le vit. 
Rares sont ceux qui restent instantanément et définitivement 
dans cette perception globale et impersonnelle. 
Pour la plupart, la perception habituelle, « ordinaire », 
avec l’impression d’être un individu séparé, revient ensuite, 
mais toute leur vie sera profondément imprégnée de cette connaissance. 
Cela va modifier leurs croyances, leurs valeurs, leurs aspirations, 
leur façon de se situer dans le monde, leur conscience de soi.

Ce processus va entraîner à la fois une intégration et une désintégration progressives. 
Intégration de cette vision absolue et spirituelle dans un psychisme
 conditionné à croire à une réalité relative et matérielle. 
Et simultanément, désintégration des conditionnements, de l’identification, 
des croyances acquises depuis la naissance du corps physique. 
Une inversion de perspective, une véritable mue psychique 
qui se produit par étapes, et parfois douloureusement.

Il y a des moments d’extase, de paix, de joie profonde, de liberté, 
de clarté d’esprit, de magie, de bonheur, de plénitude. 
Mais aussi des phases de doute, de découragement, de perte de repères,
 de stagnation, d’obscurité, de régression, d’impuissance, de désespoir. 
Il peut se produire pendant un temps des va-et-vient 
entre conscience pure et identification, éveil et sommeil, libération et absorption. 
Et cela peut être très perturbant et entraîner une violente lutte intérieure 
car cela recrée une nouvelle dualité.

Mais il semble que cela fasse partie du processus,
 pour que s’établisse peu à peu ce que les Japonais de la tradition shinto 
appellent «la grande paix du cœur», 
c’est-à-dire la reconnaissance que Ce que nous sommes 
n’est pas affecté par les changements d’état et ne change jamais, 
que Ce qui est conscient de la dualité est au-delà de toute dualité 
et ne connaît que l’amour et l’accueil de toute expérience.
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jeudi 23 février 2017

Trouver son chemin intérieur



Une révolte collective n'est jamais une vraie révolte.
C'est la préparation d'un futur système
de soumission générale...

Une vraie révolte nécessite une transformation intérieure
Dont elle devient l'élément principal
Elle est donc essentiellement personnelle...
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Paul Degryse
"Le dit des chamanes"
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mercredi 22 février 2017

Modernité




Le progrès est extraordinaire !
D'abord, il permet de supprimer l'utilité des efforts, 
puis, à la fin, 
de supprimer l'utilité de ceux qui voulaient en faire...!
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Avant on justifiait le travail
parce qu'il produisait des biens. 
maintenant, on justifie le mal
parce qu'il produit du travail...
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L'homme court à ses rendez-vous
de peut d'être en retard et pendant ce temps,
il rate le seul auquel il est toujours à l'heure : 
l'instant présent.
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Croire connaître une chose 
parce qu'on peut en décrire et en chiffrer tous les composants
est aussi stupide que croire se régaler d'une confiture
en mâchant l'étiquette collée sur le pot !
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Tout être humain est un prédateur
qui cherche pouvoir sur les autres
jusqu'à ce qu'il ait compris
que le plus grand des pouvoirs
s'exerce sur soi-même...

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Paul Degryse
"Le dit des chamanes"
Aphorismes et paradoxes
 pour un temps nouveau
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dimanche 19 février 2017

Un lieu transformable




Il n'y a pas d'un côté le monde avec ses guerres, 
ses tortures, ses horreurs, 
et de l'autre les hommes qui s'en indignent. 

Il n'y a qu'un seul monde. 
Et tout ce qui respire sous le soleil 
partage un souffle, un seul.
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En dressant un mur contre la haine du monde, 
sa laideur, sa tristesse, sa vénalité, sa dépression 
- comme si tout cela ne nous concernait pas -,
 nous nous ôtons le seul puissant outil de changement : 
la conscience que ce monde n'est rien d'autre
qu'un précipité chimique de toutes mes pensées, 
de toutes mes peurs, de toutes mes cruautés.

Mais dès que je cesse de voir le monde en dehors de moi,

séparé de moi pour le réintégrer, l'incorporer (...)
 alors une issue se dessine, 
et la sensation d'impuissance cesse !

Ce lieu que je suis est transformable.
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Christiane Singer
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